Le printemps est enfin arrivé et nous n’en avons jamais eu autant besoin qu’en cette période glaciaire de la marche du monde.
Les amandiers défleurissent mais les pêchers ont pris le relais. Les bourgeons des cerisiers se préparent à éclater.
Dans les prés, les champs, les bois et les jardins, primevères ( leur nom est tout un programme), jonquilles, violettes… sont à la fête et la variété de leurs couleurs nous émerveille. J’aime beaucoup la discrétion et le parfum délicat de la violette blanche.
Les oiseaux ont recommencé à chanter, les mésanges inspectent leur future résidence printanière et dès le lever du soleil les pics-verts perforent bruyamment les troncs des arbres à la recherche de nourriture.
À la une du quotidien Libération de ce vendredi 21 mars un magnifique rougequeue aurore déploie ses ailes sous un titre bien dans l’esprit de Libé: Santé, avec les Piafs, la vie en rose.
Chaque printemps, l’observation des oiseaux est un véritable émerveillement, un baume sonore pour reprendre l’expression de l’ornithologue Jean-Noël Rieffel et même une vraie thérapie comme le montre la naturaliste Élise Rousseau et l’ornithologue Philippe J. Dubois dans un livre qui vient de paraître sous le titre Ornithérapie. L’entretien avec les deux auteurs est passionnant. En voici quelques passages: « Quand j’observe un oiseau, je suis ici et maintenant. Ils m’aident à m’ancrer dans le moment présent. (…) une étude a montré que regarder et écouter les oiseaux durant une quarantaine de minutes permet de se sentir mieux pendant plusieurs jours. Une autre indique que six minutes de concert d’oiseaux suffisent à améliorer le bien-être des gens anxieux.(…) observer les oiseaux, c’est prendre conscience de la fragilité de notre terre et de la nécessité de la préserver. (…) on imagine l’oiseau comme un animal un peu fragile. C’est faux. Ce sont les descendants des dinosaures, qui existent depuis 125 millions d’années. Ils sont robustes, adaptables, très résistants d’un point de vue évolutif. Si eux disparaissent, c’est très inquiétant pour nous. Protéger les oiseaux comme l’ensemble de la nature, c’est nous protéger nous-mêmes. »
L’aptitude au vol des oiseaux a toujours fait rêver les hommes. En observant le vol majestueux d’un rapace ou les virevoltes imprévisibles des hirondelles,nous n’avons pu nous empêcher de les envier et de rêver d’être -ne serait-ce que quelques instants- à leur place.
J’ai consacré aux oiseaux de nombreux kaléidoscopes parmi lesquels K13 chardonnerets et oiseaux indicateurs K103 sur l’albatros, K142 Habiter en oiseau K202 Merveilleux oiseaux K230 En chemin vers un printemps silencieux? … à retrouver sur ce blogue.
Il nous reste peu de temps pour faire mentir la prophétie du livre « Le printemps silencieux » que Rachel Carson a écrit en 1962.
20 millions d’oiseaux disparaissent chaque année en Europe, depuis près de 40 ans: cela représente 850 millions d’oiseaux en moins depuis 1980.
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